Ilsont des espoirs et rĂȘvent ensemble d'un avenir merveilleux. Mais tu sais quoi? Je ne veux pas trop me concentrer sur l'avenir, car notre prĂ©sent est tellement excitant que je ne peux pas m'empĂȘcher d'en profiter. SMS d'amour pour lui Chaque fois que je me couche, je me sens heureuse et excitĂ©e, car je sais que je te verrai dans mes Marchedoucement car tu marches sur mes rĂȘves. 15 Aug 2022 ï»żMaismoi qui suis pauvre et n'ai que mes rĂȘves, Sous tes pas je les ai dĂ©roulĂ©s. Marche doucement car tu marches sur mes rĂȘves. — William Butler Yeats. Partager cet article Repost 0 &version; S'inscrire Ă  la newsletter Pour ĂȘtre informĂ© des derniers articles, inscrivez vous : Vous aimerez aussi : Absence L'extase d'un baiser Ô toi qui vas Ă  Gao Il Prendresoin de nos rĂȘves BVJ – Plumes d’Anges. Cet article a Ă©tĂ© publiĂ© le lundi 22 aoĂ»t 2022 Ă  4:07 et est classĂ© dans plumes lĂ©gĂšres . LemystĂ©rieux secret le secret Ă©ternel, De la vie et du jour, de la nuit et du temps, Avec tout mon amour je le mettrais Ă  tes pieds. Mais moi qui suis pauvre et n'ai que mes rĂȘves, Vay Tiền TráșŁ GĂłp Theo ThĂĄng Chỉ Cáș§n Cmnd Hỗ Trợ Nợ Xáș„u. . Si je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel, BrodĂ© de lumiĂšre d'or et de reflets d'argent, Le mystĂ©rieux secret, le secret Ă©ternel, De la vie et du jour, de la nuit et du temps, Avec tout mon amour je le mettrais Ă  tes pieds. Mais moi qui suis pauvre et n'ai que mes rĂȘves, Sous tes pas je les ai dĂ©roulĂ©s. Marche doucement car tu marches sur mes rĂȘves. *** Je Viens De Regarder "Equilibrium", Avec Christian Bale Qui Joue Trop Bien Son RĂŽle De Transgresseur Et De Vengeur. Et Qui Est Également Un Film Qui, Comme "V For Vendetta"... Sont Mes Chefs D’Ouvres PrĂ©fĂ©rĂ©s. Je Redeviens Un Transgresseur, Et Suis De L'Underground, Au Grand Dam Des francs-maçons, de notre prĂ©sident de la rĂ©publique Endormie, de ses pseudo-ministres Et autres Ă©lus Du Peuple, des Citoyennes Et Citoyens Qui Les Ont PlacĂ©es au pouvoir. Cela a Suffisamment DurĂ©... . J'Ai Mes IdĂ©aux. Des IdĂ©aux Qui Appartiennent Ă  Chacune Et Chacun De Nous Toutes Et Tous. Des En Vies. Je Suis Vivant. Je Ressens Toute Émotion Que Je Suis AmenĂ© Ă  Ressentir, Lorsque J'Ose Encore Saluer L'Un Ou L'Une De Vous, Lui Parler Simplement... Mais Je PrĂ©fĂšre ce Qu'ils, les PrĂ©tendus-mĂ©decins Et Autres psychiatre Et psychologue... M'Ont TaxĂ© de... SchizophrĂšne En Moins de Cinq... Minutes. Depuis... J'Ai TestĂ© Pour Vous Plus De Quinze Traitements Dont le leponex, traitement Neurop-leptique CensĂ© Ă©radiquer la SchizophrĂ©nie, Lorsque Les autres traitements N'Ont Pas marchĂ©. Bilan Fortes DiarrhĂ©es Chaque Jour. Je Dormais De Onze Heures Ă  Dix-Huit Heures Tous Les Jours. Mais Surtout, J'Avais Alors des DĂ©connexions Neuronales Et Qui RĂ©veillaient Mon Épilepsie Qui S'Etait ArrĂȘtĂ©e Ă  L'Âge De Vingt Ans. J'En Avais Alors Trente-Huit. Je Ne Suis Qu'un Cobaye Pour mon... "psychiatre". Je Suis AllĂ© Treize Fois Au centre psycho-thĂ©rapeutique de nancy la schizophrĂšne. Bien SĂ»r, Il y a Des ActivitĂ©s Pour Les Femmes Et Les Hommes Souffrants. Mais la MajoritĂ© du personnel Est Froid Et Distant, Sans Une Once... D'HumanitĂ©. Sans Compassion Ni Engagement AuprĂšs Des Malades Soit-Disant... SoignĂ©es. En Tous Les Cas, En L'unitĂ© En laquelle Je Me Suis RetrouvĂ© Et Durant De Trop Longs Mois... J'y Ai Vu Femmes Et Hommes Atteints De Graves Maladies, EnfermĂ©es En Elles-MĂȘmes. Rigides. Assises Observant le visiteur Ă  La Porte, Durant de Longues... AnnĂ©es. Que MĂȘme Un Ami S'Etant RĂ©veillĂ© Aux CĂŽtĂ©s De Sa Petite Amie... Celui-Ci Étant Venu Se Faire Soigner sa DĂ©pendance aux drogues dures, Sans Le Moindre Traitement... FĂ»t JetĂ© Comme Un Malpropre... Ă  la rue. La Peur de L'Autre. Du Moindre Regard. D'Un Bonjour. D'Un Mot Qui Touche Au Sourire MĂȘme LĂ©ger Et Juste PartagĂ© Par Hasard... Je Ne Suis Plus SchizophrĂšne... Ou Alors... Je Dirais PlutĂŽt... Je PrĂ©fĂšre Vivre Aux CĂŽtĂ©s De Ma Reine De Mes Jours Comme De Mes Nuits, Ma Petite Soeur Anima, Mes Amis Et AlliĂ©s Du Subconscient, De Mon Chevalier V For Vendetta De L'Ombre, Mais Surtout De Mon Magicien Et Dieu Et Ami De L'Inconscient, Mon Idole Et MaĂźtre Ă  CrĂ©er. Le Bien NommĂ© Dieu De L'Inconscient. *** *** Ayant EtĂ© HospitalisĂ© Ă  L'HĂŽpital Juif de New York, Et Ayant EtĂ© DĂ©clarĂ© SchizophrĂšne Par un Mauvais psychiatre En France Qui, De son Impropre Aveux, N'y ConnaĂźt Rien Ă  L'Inconscient... Ne Reverrai-Je Sans Doute Jamais Plus New York, Ma CitĂ© D'Adoption... En Tous Les Cas Jusqu'Ă  Ce Que ses gouvernants Refusent Les Êtres Humains Qui Souffrent de SchizophrĂ©nie Sur Son Sol. Je Ne Suis Plus SchizophrĂšne. Dites Ă  vos gouvernants Et Ă©lues, MachiavĂ©liques Et autres commu-niquants, Matraqueurs De Cerveaux, Dites-leur Mister Google, facebook Et compagnie, surveillantes Des LibertĂ©s Individuelles Et Collectives, Et Cela Vaut pour les islamistes et talibans, Assassins En puissance... Qu'Il Ne Connaissent Pas Encore Mes IdĂ©es... Que Nous Ne Contons Pas Seulement Vous Faire Que... RĂȘver. Je Suis Et Resterai Ă  Tout Jamais... En Tout Cas En votre Semblant De Monde... Un "Transgresseur" Et Rebel de Ce Semblant De sociĂ©tĂ© Si Froide Ă  Mes Yeux, Si Inhumaine Et Sans CƓurs, Si Individualiste Et Si Fade Et InintĂ©ressante, En Trop Grande MajoritĂ©.... Ces Mots-Ci Ne S'Adressent Pas Ă  Mes Quelques Visiteurs Et Amies... Mais Ă  celles Et ceux Qui N'Auront En TrĂšs Grande MajoritĂ© Fait Que M'Ignorer Et Me Laisser En Mon Coin, Lorsque Je Tentais de Sortir de Mes Murs. Kurt Wimmer Equilibrium Et James Mc Tague V For Vendetta L'Ont Bien Fait. Pour Quelle Unique Raison Ne Le Ferais-Je Pas ? Au Nom De Quoi? Notre Monde Et Civilisation Est EntrĂ©e En Guerre, leur TroisiĂšme Sale Guerre Mondiale. Au Lieu D'Être EntrĂ©es Au Vingt-Et-UniĂšme SiĂšcle, Dans L’Ère De SpiritualitĂ©, De Partages Et D’Échanges, De Rapports Humains BasĂ©s Sur La Confiance Et... L'Amour. Le MatĂ©rialisme Et L'Individualisme Sont Devenus Tellement Le Commun Des Mortels, Que Rares Sont Celles Et Ceux Qui PrĂŽnent L'Amour De La Vie, La Joie De Vivre, L'Echange Des IdĂ©es Dans Un But De Partages, Sont Devenues Les Êtres Humains DĂ©moniaques Ou Les DĂ©chets de Ce Semblant De SociĂ©tĂ©, aux Yeux de vos politiciens, Qui Ne Sont Plus Les Miens, Comme L'Ont EtĂ© Platon Et Aristote, Et D'Autres Grands VĂ©ritables Humanistes, Tels Gandhi Ou Ahmad Shah Massoud L'Afghan... Je Ne Fais Qu'En Grande MajoritĂ© Et N'Ai Quasiment Fait Que Supporter ces gens-LĂ ... Alors Je Me RĂ©veille, AprĂšs Un Petit RĂȘve, Parce Que M'Etant CouchĂ© Tard... Mais N'Ai Pas RĂ©ussi Ă  M'En Souvenir... Ou TrĂšs Peu... Mais Je Ne Suis Ni Serai Plus Un Cobaye Pour mon psychiatre, Ni Pour ses PrĂ©tendus scientifiques Qui Ne Font Qu'enrichir leurs laboratoires pharmaceutiques... Juste Parce Que Ma Famille De L'Inconscient M'ESt Plus Importante Que Tous Ces Êtres Devenus Inhumains. Qu'Ils Sont Et Resteront Ă  Tout Jamais Mes DĂ©esse Et Dieux Tout Puissants. *** Et Que Nous Ne Faisons Que Recommencer Ce Que J'Ai Fait En Mon Atelier, Ă  nancy La Triste. Marche doucement, car tu marches sur mes rĂȘves On trouve des mots quand on monte Ă  l’assaut. »[1]Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac Juste avant de mener l’ultime bataille contre les Germains, le commandant des lĂ©gions Felix de l’Empereur Marc AurĂšle, le gĂ©nĂ©ral Maximus DĂ©cimus MĂ©ridius, motive ainsi ses hommes Ce que nous faisons dans la vie rĂ©sonne dans l’éternitĂ© ». Et avant d’accoster la plage de Troie et de reprendre la frivole HĂ©lĂšne au bobo troyen, ParĂźs, Achille dit Ă  ses Myrmidons Savez-vous ce qui se trouve lĂ -bas, ce qui vous attend au-delĂ  de cette plage ? L’immortalitĂ© ! Prenez-lĂ  ! Elle est Ă  vous ! » Nous ne sommes que de simples mortels ; notre Ăąme est peccable, notre esprit est en proie aux doutes et notre cƓur est inconstant. Toutefois, Ă  en croire Nietzsche, une chose demeure constante la volontĂ© de puissance. Il Ă©crit dans Ainsi parlait Zarathoustra Partout oĂč j’ai trouvĂ© du vivant, j’ai trouvĂ© de la volontĂ© de puissance ; et mĂȘme dans la volontĂ© de celui qui obĂ©it, j’ai trouvĂ© la volontĂ© d’ĂȘtre maĂźtre. » Cette volontĂ© de puissance ne doit pas ĂȘtre confondue avec une volontĂ© de domination ou d’écraser les autres ! Elle est en revanche une volontĂ© de croĂźtre, de ne pas demeurer Ă  l’état embryonnaire et de, pour parler comme Kant, sortir de l’état de ĂŽ muse ! la colĂšre du vaincu ! fils de la paresse et de l’aveuglement et par qui tant de maux furent causĂ©s Ă  sa famille et Ă  sa petite personne ! Combien de destins furent brisĂ©s parce justement ils ne purent ĂȘtre reconnus ? C’est le sang qui fait pousser l’herbe et c’est dans le sang que se forgent les voulons, nous exigeons des esprits libres. Ce ne sont pas les maĂźtres qui font les esclaves mais les esclaves qui font les maĂźtres. L’homme a un penchant pour la servitude. À un tel homme, nous lui disons reste couchĂ©, tes nuits sont plus belles que nos jours ! Laisse le regard d’Apollon se poser sur ceux qui peuvent supporter ses mortels rayons et rĂ©colter sa gloire. Mais garde-toi d’avoir les Ă©toiles plein la tĂȘte et sache bien ce qu’il en coĂ»te de monter trop haut. Les dieux se plaisent Ă  dĂ©truire ceux qu’ils remarquent. Ainsi, beaucoup prĂ©fĂšrent baisser la tĂȘte sous les regards des dieux. Oseras-tu, toi, notre frĂšre, les regarder en face ? Question Ă  un million d’euros comment, en 331 avant notre Ăšre, dans la plaine de GaugamĂšles, une armĂ©e de cinquante mille macĂ©doniens parvient-elle Ă  dĂ©faire une armĂ©e perse composĂ©e de prĂšs d’un demi-million d’hommes ? RĂ©ponse l’AUDACE ! Souvenons-nous de Danton De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! » Toutefois, prenons bien garde ne pas perdre la tĂȘte. C’est le stoĂŻcien SĂ©nĂšque qui faisait remarquer que nous n’osons pas les choses non pas parce qu’elles sont difficiles, mais qu’au contraire, elles sont difficiles parce que nous ne les osons pas ! Comme dit la publicitĂ© de la Française de Jeux Cent pourcent des gagnants ont tentĂ© leur chance ! ». Mais l’audace ne naĂźt pas ex nihilo
 On ne peut pas faire fi de la nature humaine ni du caractĂšre de tout un chacun. LĂ , toutefois, on touche au nƓud gordien du problĂšme, qui est de savoir si nos attributs dĂ©pendent de notre nature ou alors de notre environnement. Tout ce qui peut ĂȘtre imaginĂ© peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©. L’esprit de l’homme est ainsi fait que tout ce qu’il conçoit sous sa caboche il peut le rĂ©aliser de ses mains. Aucun rĂȘve, ni mĂȘme le plus fou, aucun projet, ni mĂȘme le plus insensĂ©, ne lui est dĂ©fendu. Rappelez-vous ce dĂ©ment qui, un jour, a inventĂ© la roue ! Souvenez-vous de cet homme ou de cette femme qui un beau jour s’est mis Ă  peindre dans des grottes
 il y a quarante mille ans ! Et de cet autre qui voulu atteindre les Indes par une autre route que celle empruntĂ©e habituellement Ă  son Ă©poque
 il y a cinq cents ans ! Des fous ? Des rĂȘveurs ? Non ! Seulement des hommes qui ont osĂ© !Qu’est-ce qu’un grand homme? Deux thĂ©ories s’affrontent. Pour Carlyle, ce sont les grands hommes qui font l’histoire. Pour TolstoĂŻ, ce sont les conjonctures de l’histoire qui fabriquent les grands hommes. Edgar Poe nous dit dans une de ses histoires extraordinaires que le jeu de dames tĂ©moigne davantage de l’intelligence que le jeu d’échecs ; dans le premier, selon lui, le joueur doit tout calculer alors que dans le deuxiĂšme, il existe une marge pour la crĂ©ativitĂ©. Il a raison, si l’on accepte le postulat que l’intelligence n’est qu’une question de calcul. Il a tort, si l’on considĂšre que l’intelligence, la vraie, fait aussi appel Ă  la crĂ©ativitĂ©. C’est pour quoi, l’homme arrive Ă  battre le cerveau informatique aux Ă©checs Ă©tant donner que l’ordinateur ne fait que calculer alors que l’homme, lui, Ă©labore des stratĂ©gies. Aucune bataille n’a Ă©tĂ© gagnĂ©e uniquement en utilisant le calcul ; les plus grands gĂ©nĂ©raux, d’Alexandre Ă  Rommel, en passant par Hannibal, Scipion, Attila, Flavius Aetius, BĂ©lisaire ou NapolĂ©on ont fait montre de leur crĂ©ativitĂ© dans leurs batailles et c’est cela qui leur a valu leurs victoires. Pendant toute l’antiquitĂ© romaine, les pĂ©rils que durent affronter Rome ne venait pas seulement des tribus barbares » mais aussi, et Ă  certaines Ă©poques surtout, intra muros. Quand nous nous Ă©levons, d’autres de ce fait, descendent. C’est dans l’ordre des choses. Et il faut savoir l’accepter. Certains proverbes frappent juste ; le bonheur des uns fait le malheur des autres » est un de ceux lĂ . Selon la thĂ©orie malthusienne[2], alors que les ressources humaines augmentent de façon arithmĂ©tique, la population, elle croĂźt de maniĂšre exponentielle ; la consĂ©quence de cela peut se rĂ©sumer dans la pĂ©remptoire assertion de Hobbes[3] l’homme est un loup pour l’homme ! C’est donc, armĂ© de cette sombre luciditĂ©, que tu dois avancer dans la vie. ConsidĂšre chaque ami comme un ennemi en puissance, chaque femme comme une femme qui pourrait te tromper, chaque frĂšre comme un faux-frĂšre, chaque pĂšre comme un pĂšre illĂ©gitime. Mais
 qu’entendons-nous lĂ  ? Ce sont les clameurs de la plĂšbe ! Les moutons bĂȘlent Est-ce lĂ  la morale que vous prĂȘchez ? » Nous rĂ©pondons Ă  ces ruminants Gardez-vous de bĂȘler trop fort, il vous en cuirait ! Prenez soin de rester en troupeau, sans quoi vous risqueriez de vous faire tondre ! La morale, dites-vous ? Nous sommes tout disposĂ©s Ă  laisser cette superstition aux esclaves. La morale, criez-vous ? Nous vous la laissons volontiers votre morale qui vous mĂšnera tout droit Ă  l’abattoir
 et longtemps aprĂšs que vous aurez ruminĂ© votre morale, vous serez dans nos assiettes ! » En GrĂšce prĂ©socratique, vivait un philosophe qui demeurait dans le plus parfait dĂ©vouement. Ses heures Ă©taient dĂ©diĂ©es Ă  l’étude et la contemplation. Ses concitoyens nourrissaient envers lui un grand courroux, car, disaient-ils, toute sa science, toute sa Sophia ne lui servait Ă  rien puisqu’il ne lui permettait pas de s’enrichir. Grand mal leur fit. Il mit en pratique tout ce qu’il avait appris sur le climat et sur les plantes et dĂ©cidait de planter des lĂ©gumes Ă  un endroit oĂč d’habitude rien ne pousse. La plĂšbe, Ă  nouveau, se moqua de lui. Pure bĂȘtise bĂȘlaient-ils, ne sait-il donc pas que depuis que le monde est monde, rien n’a jamais poussĂ© ici et que seuls les scorpions, et encore ! trouvent leur compte sur cette morte terre. Et pourtant, Ă  cause d’un changement climatique que lui seul put prĂ©voir, cette endroit se trouva, comme par enchantement, devenir fertile. Il fit de grands bĂ©nĂ©fices de ces rĂ©coltes et il tint ce discours Ă  ceux qui avait rit de lui Pauvres gens, si je vis dans la pauvretĂ©, ce n’est pas parce que mon savoir ne me sert Ă  rien, mais seulement parce que je n’ai besoin de rien. La sagesse est ma seule richesse. » Quand bien mĂȘme nous reconnaissons Ă  ce philosophe dont nous tairons le nom eu Ă©gard Ă  sa famille une grandeur d’ñme et une noblesse d’esprit sans pareille, nous n’abonderons pas totalement dans son sens. Nous considĂ©rons que le bonheur consiste en un peu plus que de vivre d’amour et d’eau fraiche et nous dirons Ă  cet ivrogne de KhayyĂąm, qui affirmait que le bonheur consistait Ă  tourner les pages d’un livre de poĂ©sie, en se versant du vin, la tĂȘte sur le sein d’une femme, qu’il n’a jamais eu Ă  contracter une assurance maladie, Ă  payer d’impĂŽts ou Ă  acheter de fastueux prĂ©sents Ă  une belle femme. Oui ! nous aimons nous enivrer de poĂ©sie, oui ! nous aimons Ă  philosopher avec Thomas d’Aquin ou Ă  dĂ©battre avec CicĂ©ron
 mais nous n’aimons pas que ça. A la lecture d’un livre de Rousseau, Voltaire lui Ă©crivait pour lui dire qu’en lisant son livre, il avait envie de retourner dans les bois marcher Ă  quatre le tableau L’école d’AthĂšnes de Raphael, nous voyons au centre les deux fondateurs de la philosophie occidentale, Aristote et Platon. Tandis que le deuxiĂšme lĂšve le doigt vers le ciel, illustrant ainsi que c’est l’autre monde » qui doit primer, un monde suprasensible, le monde des idĂ©es entendu dans son sens grec de Eidos, le premier dirige son index vers le sol, voulant ainsi signifier que c’est ce monde-ci qu’il faut privilĂ©gier, le monde matĂ©riel, le monde Hic et Nunc », d’ici et maintenant. Contre Platon, nous prenons le parti du Stagirite. La pensĂ©e est stĂ©rile si elle n’est pas accompagnĂ©e d’actes. Que valent tous les discours du monde si on n’est point Ă©coutĂ© ? Quel succĂšs aurait rencontrĂ© CicĂ©ron avec ses Catilinaires s’il s’était adressĂ© Ă  un public sourd ? Mais comme le faisait remarquer trĂšs justement le petit JĂ©sus Occulos habent et non videbunt, aures habent et non audient ! Ils ont des yeux mais ne voient pas, ils ont des oreilles mais n’entendent pas ! Ainsi, il convient d’abord de convaincre son auditoire. Pour comprendre un sujet, il faut toujours se tourner vers les Grecs, et quand on se tourne vers les Grecs, il faut souvent se tourner vers Aristote. Aristote, dans son livre La RhĂ©torique nous livre le secret de l’art oratoire ; selon lui, l’orateur doit faire preuve de trois choses le λγο, le Ï€ÎŹÎžÎż et lâ€™áŒ”ÎžÎż. Le Logos, en grec, veut autant dire verbe que raison ; ainsi, l’orateur doit faire user de sa raison et s’adresser Ă  la raison de son auditoire. Il doit ensuite jouer sur les Ă©motions Pathos, autant celles qui l’habite que celles qui habitent son public. Enfin, il met en exergue son caractĂšre Ethos, caractĂšre entendu dans son sens large, c’est-Ă -dire, ce qui le constitue comme homme ; de la sorte, il met en avant ses origines familiales, la classe dont il est issu, sa moralitĂ©, et il fait aussi appel Ă  ses mĂȘmes attributs qui se trouvent dans l’assistance. Si vous voulez vous faire entendre par des gens d’une classe dĂ©favorisĂ©e, mettez en avant vos origines prolĂ©taires ! Si vous voulez capter l’attention d’une race ou d’une minoritĂ© quelconque, montrez en rhĂ©torique, il n’est pas nĂ©cessaire de dĂ©montrer que vous partagez les mĂȘmes descendances que ceux-lĂ  dont vous demandez l’adhĂ©sion. Trois cents ans aprĂšs le prĂ©cepteur d’Alexandre, CicĂ©ron ne nous dit pas autre chose. Pour lui, un bon discours doit comporter trois Ă©lĂ©ments Docere, delectare, movere. On nous opposera que les lecteurs du prĂ©sent livre ne cherchent pas forcĂ©ment Ă  soulever les masses ou Ă  se prĂ©senter Ă  une Ă©lection prĂ©sidentielle. Nous leur rĂ©pondrons que l’on n’enseigne pas les mathĂ©matiques Ă  l’école uniquement Ă  ceux destinĂ©s Ă  devenir des Bertrand Russell ou des Albert Einstein ! La parole n’est pas rĂ©servĂ©e uniquement Ă  ceux qui ont Ă  se prĂ©senter Ă  un scrutin. La vie de tous les jours foisonnent d’occasion oĂč l’on est amenĂ© Ă  convaincre l’autre. Ainsi, on devra amadouer un patron rĂ©calcitrant pour qu’il nous accorde une promotion, Ă  persuader le Fisc que nos revenus sont bien ceux que l’on a dĂ©clarĂ©s, ou encore, convaincre sa chĂšre moitiĂ© que l’on n’a pas fricotĂ© avec sa meilleure amie ! ContrĂŽlez les mots et vous contrĂŽlerez votre monde. Qu’importe votre intime conviction, vous devez pouvoir dĂ©fendre n’importe quelle cause ! Quand bien mĂȘme vous seriez contre la peine de mort, vous devez pouvoir argumenter pour la position adverse. Comment ? nous entendons des murmures parmi nos candides lecteurs ; des murmures que nous avons peine Ă  distingue tant ils sont le produit d’un esprit malade et ravagĂ© par le politiquement correct. Mais nous tendons l’oreille et nous croyons entendre un reproche
 ils nous traitent de Cyniques » ! Oui, nous le sommes
 Ă  la maniĂšre d’un DiogĂšne qui se disait libre et heureux comme un chien
 Et surtout, n’oubliez pas, la meilleure façon de se faire refuser quelque chose, c’est de demander la permission
 alors, si vous pensez que vous mĂ©ritez une chose, n’attendez pas qu’on vienne vous l’apporter sur un plateau, sans quoi c’est votre propre tĂȘte que l’on apportera, tel un Jean-Baptiste qui a eu l’outrecuidance d’outrager la sensuelle Salomé  Non ! N’allez pas non plus la mendier ! Allez la prendre, et pas la fleur au fusil ! John Ruskin disait Les livres peuvent se diviser en deux groupes les livres du moment et les livres de toujours. L’illettrisme est certes en baisse, l’écrit envahit tout notre monde, depuis les panneaux publicitaires jusqu’aux SMS que l’on envoie en passant par les messageries instantanĂ©es sur Internet, mais sait-on vraiment lire ? Et surtout, sait-on quoi lire ?Pendant la Rome impĂ©riale, aprĂšs qu’un gĂ©nĂ©ral ait remportĂ© de grandes batailles, il dĂ©filait alors, vĂȘtu d'une tunique de pourpre, dans les rues de la CitĂ© Ă©ternelle pour un triomphe. Lors de ces cĂ©rĂ©monies, un esclave accompagnait le gĂ©nĂ©ral victorieux tenant au-dessus de sa tĂȘte une couronne de lauriers et lui rĂ©pĂ©tant ces mots Respice post te ! Hominem te esse memento ! ce qui signifie, dans notre belle langue française Regarde derriĂšre toi ! Rappelle-toi que tu n’es qu’un mortel ! Remporter du succĂšs n’est rien. Le prĂ©server est tout ! En effet, n’importe qui, ou presque, s’il joue de la chance, peut devenir riche ou cĂ©lĂšbre rappelez-vous la prophĂ©tie de Warhol qui veut que chacun dans sa vie ait droit Ă  quinze minutes de cĂ©lĂ©britĂ© ; par contre, une fois que la fortune nous eut sourit, ou alors qu’on lui a forcĂ© Ă  nous sourire tel Ă©tait d’ailleurs le dessein de ce livre ne pas attendre que le succĂšs se dĂ©pose sur nous par l’opĂ©ration du Saint-Esprit mais aller le cueillir avec ses tripes il faut savoir le dĂ©fendre et le faire fructifier. L’histoire est riche en enseignements sur ce sujet. L’historien franco-britannique Hilaire Belloc disait Carthage n’avait pas le dĂ©sir de crĂ©er mais seulement de profiter ; en consĂ©quence, elle ne nous a rien laissĂ©. » En effet, combien, Ă  l’instar du gĂ©nĂ©ral carthaginois, qui a campĂ© devant Rome sans la prendre, ont Ă©chouĂ© au seuil de l’immortalitĂ© ? Ceux-lĂ  sont lĂ©gions qui ont su vaincre mais rien bĂątir Est-ce dĂ» Ă  ce dĂ©mon de la perversitĂ©, pour parler comme Poe, et qui nous habite ? Il y a-t-il une beautĂ© dans l’échec ? du romantisme ? Le Japon de la pĂ©riode Edo avait un terme pour dĂ©signer une telle mĂ©lancolie mono no aware, et qui signifie Ă  peu prĂšs Ă  peu prĂšs, car traduttore traditore la triste beautĂ© des choses qui passent. Toutefois, si on en croit Aristote, la mĂ©lancolie est le signe de l’homme de gĂ©nie. Quand Gregor Samsa se rĂ©veilla, il se retrouva changĂ© en cancrelat. Nous ne sommes pas Huysmans mais nous allons nous aussi vous raconter une histoire Ă  rebours. C’est une histoire d’alchimie, ou comment on arrive Ă  changer l’or en plomb, Ă  retransformer le cancrelat en humain, voire en surhumain. Mais point de pierre philosophale dans notre histoire, seul notre caractĂšre guide notre destin. Toutefois, on peut le faire pencher d’un cĂŽtĂ© de la balance ou de l’autre. M. K. Sabir[1] A ceux qui nous reprocheraient notre usage abusif 1a de citations de nos jours, est considĂ©rĂ© comme une tare que d’avoir de la culture, nous leur cracheront Ă  la figure une autre citation, celle de Montaigne, qui dit Je dis les autres pour mieux me dire ». 1b1a Mais nous disons aussi Uti et abuti ! Usez et abusez ! Car comme le fait remarquer si bien le divin marquis Eh oui ! une autre citation dans ta gueule ! Ce n’est que dans l’excĂšs que se trouve le plaisir ! 1c1b ConsidĂ©rez cette note en bas de page comme un exorde !1c Pour ceux qui commenceraient dĂ©jĂ  Ă  nous dĂ©tester, nous leur rĂ©pondrons allez-y gaiement, plus vous nous dĂ©testerez, plus notre orgasme sera jouissif, car comme le disait l’homme au gros nez, celui-lĂ  mĂȘme qui moralement a ses Ă©lĂ©gances soyons fous ! va pour une quatriĂšme citation ! DĂ©plaire est mon plaisir, j’aime qu’on me haĂŻsse ! » 1d1d A l’usage de ceux qui viennent tout juste de remarquer que nous avons eu l’audace de mettre des notes en bas de page Ă  des notes en bas de page, nous leur disons, tout simplement, et avec toute la pondĂ©ration qui nous caractĂ©rise ET ALORS ? [2] De Thomas Malthus, qui peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le Schopenhauer de l’économie politique. Voir son livre Principes d'Ă©conomie politique au point de vue de leur application pratique. [3] Voir son livre Le LĂ©viathan. ï»żAVANT QUE LE MONDE NE FUTSi j’assombris mes cils Et illumine mes yeux Et fais mes lĂšvres plus Ă©carlates, Ou demande si tout cela est juste De miroir en miroir, Sans montrer de vanitĂ© Je cherche le visage que j’avais Avant que le monde ne fĂ»t. Et si je regarde un homme Comme on regarde son aimĂ©, Comme si mon sang un instant se glace Dans mon coeur immobile ? Pourquoi penserait-il que je suis cruel Ou qu’il soit trahi ? J'aurais aimĂ© le voir aimer ce qui Ă©tait Avant que le monde ne THE WORLD WAS MADEIf I make the lashes dark And the eyes more bright And the lips more scarlet, Or ask if all be right From mirror after mirror, No vanity’s displayed I’m looking for the face I had Before the world was if I look upon a man As though on my beloved, And my blood be cold the while And my heart unmoved? Why should he think me cruel Or that he is betrayed? I’d have him love the thing that was Before the world was et un poĂšmes. Bilingue de William Butler YeatsLes voiles du ciel Si j'avais les voiles brodĂ©s du ciel OuvrĂ©s d'or et d'argent par la lumiĂšre, Les voiles bleus, les voiles gris et les voiles sombres De la nuit, du jour et du demi-jour, J'Ă©tendrais ces voiles sous vos pieds Mais Ă©tant pauvres, je n'ai que mes rĂȘves; Que vos pas soient lĂ©gers, car vous marchez sur mes je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel, BrodĂ© de lumiĂšre d'or et de reflets d'argent, Le mystĂ©rieux secret, le secret Ă©ternel, De la vie et du jour, de la nuit et du temps, Avec tout mon amour je le mettrais Ă  tes pieds. Mais moi qui suis pauvre et n'ai que mes rĂȘves, Sous tes pas je les ai dĂ©roulĂ©s. Marche doucement car tu marches sur mes wishes for the cloths of heaven Had I the heavens' embroised cloths, Enwrought with golden and silver light, The blue and the dim and the dark cloths Of night and light and half light, I would sprad the cloths under your feet But I, being poor, have only my dreams; I have spread my dreams under your feets ; Tread softly because you tread on my Butler YeatsSi je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel, BrodĂ© de lumiĂšre d'or et de reflets d'argent, Le mystĂ©rieux secret, le secret Ă©ternel, De la vie et du jour, de la nuit et du temps, Avec tout mon amour je le mettrais Ă  tes pieds. Mais moi qui suis pauvre et n'ai que mes rĂȘves, Sous tes pas je les ai dĂ©roulĂ©s. Marche doucement car tu marches sur mes Butler YeatsSi je pouvais effleurer l'Ă©toffe brodĂ©e du ciel, Scintillante d'or et de reflets d'argent, L'Ă©toffe bleue, sombre ou noire De la nuit et du jour, des heures incertaines, Je la dĂ©poserais en offrande Ă  tes pieds. HĂ©ls! Je suis pauvre et ne possĂšde que mes rĂȘves, Ceux-lĂ  mĂȘme que j'ai dĂ©posĂ©s devant toi ; Marche d'un pas lĂ©ger, car tu marches sur mes rĂȘves. J'ai voulu que mes rĂȘves soient jetĂ©s sous tes pieds; fais-toi lĂ©gĂšre car tu foules mes rĂȘves. » Marche doucement, car tu marches sur mes rĂȘves. »William Butler YeatsSauve-toi, enfant de l'homme ! Fuis vers les bois et les eaux sauvages, La main dans celle d'une fĂ©e, Car le monde est plus empli de pleurs Que tu ne peux l' Butler YeatsViens, enfant des hommes, viens! Vers le lac et vers la lande En tenant la main d'une fĂ©e, car il y a plus de larmes au monde que tu ne peux le Butler YeatsQuand un homme viellit, sa joie Se fait chaque jour plus profonde Soncoeur vide dĂ©borde enfin mais il lui faut bien cette force Puisque le nuit qui s'accroit Ouvre au mystĂšre, Ă  l'effroiAU BAS DES JARDINS DE SABLES Au bas des jardins de sables je t'ai rencontrĂ©e, mon amour. Tu passais les jardins de saules d'un pied qui est comme neige. Tu me dis de prendre l'amour simplement, ainsi que poussent les feuilles, Mais moi j'Ă©tais jeune et fou et n'ai pas voulu te comprendre. Dans un champs prĂšs de la riviĂšre nous nous sommes tenus, mon amour, Et sur mon Ă©paule penchĂ©e tu posas ta main qui est comme neige. Tu me dis de prendre la vie simplement, comme l'herbe pousse sur la levĂ©e, Mais moi j'Ă©tais jeune et fou et depuis lors je te Butler YeatsI heard the old, old men say, 'All that's beautiful drifts away Like the waters.' J'ai entendu les plus anciens dire, 'Tout ce qui est beau s'en va Comme emportĂ© par les eaux.'LA ROSE DU MONDE Qui rĂȘva que la beautĂ© passe comme un rĂȘve ? Pour ces lĂšvres de feu, dont tout l’orgueil Est de porter le deuil de la merveille, Troie a passĂ©, flamme au loin, funĂ©raire, Et les enfants d’Usna ont succombĂ©. Nous aussi, et le monde qui peine, nous passons Mais lĂ , parmi les Ăąmes qui tournoient Avant de s’effacer comme les eaux promptes De l’hiver incolore, lĂ , parmi Les Ă©toiles qui passent, cette autre Ă©cume, Un visage survit, une solitude. Inclinez-vous, Archanges, dans vos pĂ©nombres ! Avant vous, avant mĂȘme que cƓur ne batte, Lasse et bonne une femme s’attardait PrĂšs du trĂŽne de Dieu ; et Lui, Il fit de l’univers un grand chemin d’herbe Pour ses pas Butler YeatsRends-moi trois choses, cruelle mort, Chantait l’os sur le rivage, Un enfant eut ce qu’enfant cherche De plaisir ou d’heureux sommeil Sur l’abondance de ma poitrine C’est un os blanchi par la vague Et dessĂ©chĂ© par le vent. Trois choses pleines que femmes savent, Chantait l’os sur le rivage, Un homme, si je l’étreignais Ainsi, quand mon corps Ă©tait vie, Y trouvait toute joie que donne la vie C’est un os blanchi par la vague Et dessĂ©chĂ© par le vent. Et la troisiĂšme de mes hantises, Chantait l’os sur le rivage, C’est ce matin oĂč je vis Face Ă  face mon vrai amour, Et m’étirai ensuite, et bĂąillai, heureuse. C’est un os blanchi par la vagueLe Vent parmi les roseaux de William Butler YeatsJ'entends les Chevaux Obscurs, leurs longues criniĂšres claquent, Leurs sabots font un lourd tumulte, leurs yeux ont un Ă©clat blanc, Le Nord au-dessus d'eux dĂ©ploie la nuit qui s'accroche et se traĂźne, L'Est rit en cachette avant que l'aube poigne, L'Ouest en rosĂ©e pĂąle pleure, soupire et disparaĂźt, Le Sud Ă©pand des roses d'Ă©carlate feu O vanitĂ© du Sommeil, de l'Espoir, du Songe, de l'infini DĂ©sir, Les Chevaux du DĂ©sastre plongent dans l'argile lourde ; Ferme Ă  demi tes yeux, bien-aimĂ©e, que ton cƓur batte Sur mon cƓur, et que ta chevelure tombe sur ma poitrine, Qu'elle noie la solitude d'amour en profond crĂ©puscule de paix, Qu'elle cache leurs criniĂšres fluctueuses, leurs pieds VIENNE LA NUIT Elle vivait dans l’orage et les querelles, Son Ăąme avait un tel dĂ©sir De ce que la fiĂšre mort peut apporter Qu’elle ne pouvait supporter Le bien commun de la vie, Mais elle vivait telle un roi Emplissant le jour de ses noces D’étendards et de flammes, De trompettes et de timbales, Et du canon impĂ©tueux Pour congĂ©dier le temps Et que vienne la DE SWIFT Le navire de Swift s'Ă©loigne Dans le repos Ă©ternel. Nulle indignation forcenĂ©e Ne l'y dĂ©chirera plus. Imite-le si tu l'oses, Voyageur qu'abĂȘtit le monde, Car Swift a servi la cause De l'humain qui est d'ĂȘtre Butler YeatsParmi les rochers couverts de lierre, Comme sur la lumiĂšre bleue d'une Ă©pĂ©e, un homme D'une majestĂ© hors du commun, avec des yeux Pareils Ă  ceux d'un grand milan parcourant les bois, Se tenait sur mon chemin. Tremblant de la tĂȘte aux pieds, Je le contemplais comme une gĂ©linotte un milan. Mais avec une voix dont la tonalitĂ© Ă©tait surnaturelle, Il dit "C'est courtiser pĂ©niblement et longuement, Que de parler d'amour par les lĂšvres d'un autre et de regarder Sous les paupiĂšres d'un autre, car c'est mon art Qui inspira une passion Ă  celui qui dort lĂ -bas, Et quand j'ai obtenu ce que je voulais et que je t'ai attirĂ©e ici, En ce lieu oĂč je peux te parler Ă  toi seule, mon art Lui a ĂŽtĂ© sa passion, L'abandonnant au simple sommeil. Il s'Ă©veillera avec le soleil, Etirera ses membres vigoureux et se frottera les yeux, Se demandant ce qui l'a fait souffrir depuis douze mois". Je me blottis contre le mur, terrifiĂ©e, Mais cette douce voix poursuivit "Femme, J'Ă©tais ton mari quand tu chevauchais les airs, Dansant dans l'Ă©cume tourbillonnante et la poussiĂšre, En un temps dont tu ne te souviens plus, Car tu fus traĂźtreusement livrĂ©e Ă  un berceau, et je viens Te rĂ©clamer Ă  nouveau comme Ă©pouse". Je n'Ă©tais plus terrifiĂ©e ...............Dites-leur, Ă  ceux qui hantent le sĂ©jour de paix, que je voudrais bien mourir et aller vers celle que j'aime. Les ans, comme de grands boeufs noirs, foulent le monde. Dieu, leur gardien, les pousse de son aiguillon, et moi, leurs sabots m'ont meurtri au Butler YeatsJ'ai vu beaucoup plus d'hommes ruinĂ©s par le dĂ©sir d'avoir une femme et des enfants que par l'alcool et la voulu que mes rĂȘves soient jetĂ©s sous tes pieds; fais-toi lĂ©gĂšre car tu foules mes rĂȘves. Nous sommes furieusement en manque d'é à Hungcalf !Nous sommes en recherche de Summerbee et de Pokebyñ˜
 Toi aussi, tu aimes Hungcalf ? Alors vote sur les top-sites ! Rendre à César ce qui est à César ĂĄÆ’ÂŠ Vérifie que tu as indiqué le nom des créateurs dans les crédits de ton profil !ĂĄÆ’ÂŠ Fin d'année scolaire Youpee! L'école est finie! Mais vous n'ÃÂȘtes pas encore en vacances! Venez recenser votre changement d'année ou pas . C'est ici que ça se passe FÃÂȘte foraine Une fÃÂȘte foraine s'est installée à Inverness. Pour vous y rendre, c'est par ici ProcÚs du siÚcle Le procÚs de Stephen Johnson est terminé.Rendez-vous ici pour le verdict. Awards 2021/2022 Ils sont de retour! Pour vous jouer un mauvais tour Pour voter, c'est par ici. Du changement pour le cursus artistique Le cursus artistique vient de faire peau voir ce qu'il vous propose, c'est par ici. Au bord de la mer, le pas toujours s’alentit, Marche doucement car tu marches sur mes rĂȘves, j’ignorais que les mots du poĂšte irlandais Ă©taient Ă  prendre au pied de la lettre, par afflux de souvenirs peut-ĂȘtre, dans la bousculade des petits personnages du passĂ© qui peuplent le bonhomme. AprĂšs la dune, on y marche souvent courbĂ©, en zigzag ou mĂȘme en crabe les jours de tempĂȘte, c’est dire si À la campagne par contre, dans le terrain comme on dit ici, en ville ou alentour, ça file droit, debout et parfois par absences, c’est comme si L’action du temps, Ă  la longue, doit induire un changement de perspective et une inversion des cas de figure, par consĂ©quent et dans l’attente, n’oublions pas que l’on marche sans doute sur les rĂȘves de quelqu’un, va savoir si

marche doucement car tu marches sur mes rĂȘves