Lesfausses nouvelles, de lâanglais « fake news », engloutissent la dĂ©mocratie. Telle est la rĂ©cente conclusion tirĂ©e par le camp des perdants de 2016, qui rassemble les déçus du Brexit, des Ă©lections amĂ©ricaines et du rĂ©fĂ©rendum italien. Un raisonnement valable, Ă condition dâidentifier les vrais responsables de ce naufrage
JamalKhashoggi : pour avoir cru en la dĂ©mocratie du tout-puissant. Le cas de ce journalise montre Ă suffisance que la dĂ©mocratie nâest pas une science exacte et que travailler pour un grand journal amĂ©ricain ne met pas Ă lâabri. LâArabie Saoudite Ă©tait exaspĂ©rĂ©e et aveuglĂ©e par ses critiques vitriolĂ©es, qui mettaient Ă nue et
Laphrase que tout le monde a cru. 24 mentions Jâaime. Objectif : 100 fans
Cejeudi, il s'intéresse à une avancée en matiÚre de lutte contre les fake news, une façon de "vacciner" contre la désinformation. Ce matin,
Vay Tiá»n Online Chuyá»n KhoáșŁn Ngay. Sâil est une chose que jâai littĂ©ralement sous les yeux Ă longueur de semaine, câest Ă quel point ces histoires de fausses nouvelles se rĂ©sument souvent, en fait, Ă des tons de gris ». Certaines, bien sĂ»r, sont de pures fabrications, voire des fabulations. Quâon se souvienne par exemple de ces usines Ă fake news » de lâEurope de lâEst qui inventaient littĂ©ralement des faussetĂ©s Ă forte charge Ă©motive dans le but de gĂ©nĂ©rer des clics et dâen tirer des revenus publicitaires. Mais la plupart du temps, on a affaire Ă des dĂ©gradĂ©s de vĂ©ritĂ© », pour ainsi dire. Lâaffirmation quâon me soumet car la plupart de mes chroniques rĂ©pondent Ă des questions que les lecteurs mâenvoient contient une part de vrai, une vĂ©ritable assise factuelle. Mais lâinformation se trouve mĂ©sinterprĂ©tĂ©e, Ă des degrĂ©s divers, selon le cas, parce quâelle est incomplĂšte, quâelle manque de contexte, quâelle a Ă©tĂ© mal comprise, etc. Il existe des tonnes » de maniĂšres de se tromper. Alors jâai voulu adopter un format, une structure, qui allait reflĂ©ter non seulement ce dĂ©gradĂ©, mais aussi la difficultĂ© pour M. et Mme Tout-le-Monde de dĂ©celer les Ă©lĂ©ments trompeurs. Jâai donc rassemblĂ© dans un premier chapitre les faussetĂ©s pures et simples, celles qui nâont juste pas dâappui dans la rĂ©alitĂ©. Par exemple, la thĂšse dĂ©fendue par le mouvement QAnon selon laquelle une Ă©lite » mondiale de pĂ©dophiles satanistes contrĂŽlerait nos gouvernements dĂ©mocratiquement Ă©lus. Quand ils parlent de fake news, les mĂ©dias traditionnels font souvent rĂ©fĂ©rence Ă ce genre de faussetĂ©s manifestes, et il y a de bonnes raisons de le faire â aprĂšs tout, quand on vit dans un monde aussi coupĂ© de la rĂ©alitĂ© et aussi manichĂ©en, on porte un fort potentiel de radicalisation. Mais du point de vue des dommages causĂ©s Ă lâinformation publique, je ne crois pas que ce type de mythe soit particuliĂšrement dangereux. Les faussetĂ©s les plus grossiĂšres sont les plus faciles Ă dĂ©monter et Ă dĂ©tecter, alors ce sont aussi celles qui ont le moins de chance de rallier beaucoup de gens, et/ou de persister longtemps dans lâespace public. Ce sont plutĂŽt les demi-vĂ©ritĂ©s qui sont les plus dommageables â câest mon chapitre 2. De toutes les fake news que jâai croisĂ©es au cours de ma carriĂšre, les pires, les plus difficiles Ă dĂ©monter et, surtout, celles auxquelles les gens qui y croient sâaccrochent le plus fort, ce sont elles. Parce quâelles sont moins flyĂ©es que la plupart des faussetĂ©s manifestes, parce quâelles ont une apparence dâassises factuelles, il est souvent trĂšs difficile de convaincre leurs tenants de les abandonner, ceux-ci ayant le rĂ©flexe de retourner continuellement aux faits » qui semblent leur donner raison. Tenez si jâavais reçu 5Âą Ă chaque fois quâun lecteur mâa dit que la COVID-19 est un virus, mis au point en laboratoire, qui sâest Ă©chappĂ© ou qui a Ă©tĂ© relĂąchĂ©, je serais probablement millionnaire. Cette histoire a Ă©tĂ© dĂ©montĂ©e des tonnes de fois, les Ă©tudes sur la gĂ©nĂ©tique du virus pointent toutes vers une origine naturelle, mais⊠il sâadonne que dans la ville de Wuhan, oĂč la COVID-19 est apparue en premier Ă lâautomne 2019, il y a un grand laboratoire de virologie de niveau 4 », comme on dit, ce qui est le plus haut niveau de sĂ©curitĂ© quâun labo peut avoir. Tout indique que ce nâest rien de plus quâun hasard, mais cela donne une patine factuelle Ă cette histoire, ce qui explique sans doute pourquoi elle refuse de mourir. Ce sont plutĂŽt les demi-vĂ©ritĂ©s qui sont les plus dommageables. De toutes les fake news que jâai croisĂ©es au cours de ma carriĂšre, les pires, les plus difficiles Ă dĂ©monter et, surtout, celles auxquelles les gens qui y croient sâaccrochent le plus fort, ce sont elles. Parce quâelles sont moins flyĂ©es que la plupart des faussetĂ©s manifestes, parce quâelles ont une apparence dâassises factuelles, il est souvent trĂšs difficile de convaincre leurs tenants de les abandonner, ceux-ci ayant le rĂ©flexe de retourner continuellement aux faits » qui semblent leur donner raison. Il existe une derniĂšre catĂ©gorie de faussetĂ©s que jâaborde dans ce livre mon chapitre 3, qui ne me fera pas beaucoup dâamis dans mon mĂ©tier les biais mĂ©diatiques. Ce sont rarement des mensonges ou des manipulations conscientes. La plupart des reporters sont des gens honnĂȘtes qui ont sincĂšrement Ă cĆur dâinformer convenablement. Mais il demeure quâils sont tous ou presque dans le mĂȘme genre de situation. Un journaliste, câest quelquâun qui est payĂ© pour trouver des histoires Ă raconter, pour en trouver le plus souvent possible et les plus grosses possible, afin de gĂ©nĂ©rer le plus de clics possible. Cela va inĂ©vitablement orienter leur jugement pour les amener Ă se concentrer uniquement sur les Ă©lĂ©ments les plus tapageurs â avec pour consĂ©quence de prĂ©senter une version parfois trĂšs, trĂšs dĂ©formĂ©e de la rĂ©alitĂ©. Un bel » exemple de cela est cet article paru dans le USA Today il y a quelques annĂ©es. Le papier, basĂ© sur le rapport dâun organisme environnementaliste, indiquait que pas moins de 95 % des biĂšres et vins amĂ©ricains contenaient du glyphosate, lâherbicide le plus vendu au monde. Dis comme ça, ça paraissait Ă©pouvantable, mais lâarticle ne donnait pas le plus petit dĂ©tail au sujet des concentrations qui avaient Ă©tĂ© mesurĂ©es. Or quand je suis remontĂ© Ă la source et que jâai comparĂ© la plus forte concentration trouvĂ©e Ă la dose maximale recommandĂ©e par SantĂ© Canada, je me suis rendu compte quâil fallait boire 41 litres de ce vin-lĂ en une journĂ©e pour la dĂ©passer. Cette manie de rapporter uniquement ou trĂšs principalement les taux de dĂ©tection qui donnent toujours les chiffres les plus spectaculaires sans rien dire, ou presque, des concentrations est dâailleurs trĂšs rĂ©pandue chez les journalistes. Jâaborde plusieurs exemples comme celui-lĂ dans Fake News le vrai, le faux, la science. Mais il y a pire⊠Au fil du temps, Ă force de voir les dĂ©formations de ce genre faire les manchettes, jâai fini par dĂ©cider de compiler des statistiques sur la couverture mĂ©diatique de certains dossiers trĂšs techniques ou scientifiques, comme lâagriculture ou les gaz de schiste. Jâai comptĂ©, par exemple, combien de fois les articles sur un sujet donnĂ© citaient tel ou tel type de sources experts vĂ©ritables et indĂ©pendants, organisations militantes, politiciens, industrie, etc.. Et il apparaĂźt clairement que les reporters ont une trĂšs forte prĂ©fĂ©rence pour les sources qui viennent accrĂ©diter une thĂšse, habituellement alarmistes, quitte Ă mettre les vrais experts de cĂŽtĂ©. ... [jâai compilĂ©] des statistiques sur la couverture mĂ©diatique de certains dossiers trĂšs techniques ou scientifiques, comme lâagriculture ou les gaz de schiste. Jâai comptĂ©, par exemple, combien de fois les articles sur un sujet donnĂ© citaient tel ou tel type de sources experts vĂ©ritables et indĂ©pendants, organisations militantes, politiciens, industrie, etc.. Et il apparaĂźt clairement que les reporters ont une trĂšs forte prĂ©fĂ©rence pour les sources qui viennent accrĂ©diter une thĂšse, habituellement alarmistes, quitte Ă mettre les vrais experts de cĂŽtĂ©. Ces rĂ©sultats-lĂ , je ne les avais jamais mis par Ă©crit avant de les inclure dans le livre. Cela ne fait pas une grosse section de contenu original », ces chiffres et leur explication tiennent sur une vingtaine de pages. Mais je croyais important de les publier. On dit souvent que le journalisme est Ă©branlĂ© par une grave crise financiĂšre, ce qui est vrai. Or on passe encore plus souvent sous silence que le mĂ©tier traverse une grave crise de confiance. Depuis les annĂ©es 1970, il y a de moins en moins de gens qui font confiance aux mĂ©dias. DâaprĂšs la maison Gallup, aux Ătats-Unis, il y a 50 ans, entre 70 et 75 % des AmĂ©ricains faisaient trĂšs » ou assez confiance aux mĂ©dias. En 2020, ils nâĂ©taient plus que 40 %. Et je ne peux pas mâempĂȘcher de faire un lien entre cette chute et la maniĂšre dont les mĂ©dias travaillent, lâempressement Ă sortir la nouvelle qui nous fait tourner les coins ronds, la soif de clics qui nous pousse Ă sensationnaliser. Cette partie-lĂ du livre, câĂ©tait ma maniĂšre Ă moi de dire il faut que ça change. Quâon se rassure, je ne parle pas que de choses sombres dans cet ouvrage. Il y a aussi un quatriĂšme chapitre qui ne porte pas sur des faussetĂ©s Ă proprement parler ce sont des affirmations que jâai vĂ©rifiĂ©es et qui se sont avĂ©rĂ©es vraies. Comme quoi, mĂȘme Ă lâĂšre des rĂ©seaux sociaux, cela arrive encore!
Si vous trainez un peu sur les rĂ©seaux sociaux, ou Internet en gĂ©nĂ©ral, sĂ»rement avez-vous Ă©tĂ© confrontĂ© Ă une ou plusieurs informations parfaitement crĂ©diblesâŠavant quâelles ne soient dĂ©menties quelques heures, voire quelques minutes plus tard. Car sur Internet tout va trĂšs vite, trop vite. Par exemple, le weekend dernier, Internet annonçait le dĂ©cĂšs dâun acteur de la sĂ©rie Malcom ; annonce heureusement avĂ©rĂ©e erronĂ©e quelques heures plus tard. Exemple typique de fake news ou information volontairement fausse. iProtego vous propose de dĂ©couvrir plus en dĂ©tails ces fake news et comment apprendre Ă les reconnaitre pour ne pas ou plus tomber dans le panneau. Les dangers de la fake news Fait erronĂ©, information mensongĂšre, rumeur voire thĂ©orie du complotâŠla fake news revĂȘt de trĂšs nombreux aspects. Avec pour point commun celui de nâĂȘtre absolument pas fondĂ©e et partisante de la dĂ©sinformation. LâĂšre du partage en masse LĂ oĂč cette dĂ©sinformation est redoutable, câest quâelle se propage en moins de temps quâil ne faut pour le dire. En effet, quelques clics suffisent Ă la fake news pour faire le tour de la TwittosphĂšre ou des murs dâactualitĂ©s Facebook. Mais les rĂ©seaux sociaux ne sont pas les seuls moyens de diffusion de la fake news ; comment ne pas parler des systĂšmes de messagerie instantanĂ©e ? A lâannonce dâune nouvelle choquante, nous sommes nombreux Ă nous ruer sur notre smartphone pour faire part de lâinformation Ă nos amis. SMS, MMS, mails, appels, Whatsapp et Skype sont autant de moyens utilisĂ©s permettant dâabolir les frontiĂšres gĂ©ographiques et dâĂ©changer dans presque les 4 coins du monde. Quand on sait par exemple quâen une minute, 156 millions de mails sont envoyĂ©s Ă travers le monde, on a un aperçu vertigineux de lâampleur que peut prendre une information, aussi fausse soit-elle. La fake news se prĂ©sente alors comme une vĂ©ritable arme idĂ©ologique car plus de personnes la croient, plus de personnes la croiront. Sans oublier le fait que certaines IA se basent davantage sur la popularitĂ© dâune information que sur son contenu rĂ©el ce qui est pour lâinstant le cas de Google Assistant , contribuant sans le vouloir Ă partager et faire connaĂźtre de la dĂ©sinformation⊠Quand crĂ©dibilitĂ© rime avec viralitĂ© Car ce qui rend la fake news propice au partage, câest Ă©galement sa crĂ©dibilitĂ© au plus lâinformation sera plausible et au plus sa source semblera sĂ©rieuse, au plus la fake news sera puissante aux yeux des internautes et se diffusera comme une trainĂ©e de poudre sur les rĂ©seaux sociaux et sur la Toile de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Mieux vaut donc sâassurer de vĂ©rifier ses sources avant de partager Ă tout va, voire mĂȘme faire preuve de patience pour attendre dâavoir le recul et lâaval de sources fiables sur la news en question. Le fact checking pour lutter contre la fake news Afin de luter contre la fake news, diffĂ©rentes mesures ont vu le jour Des mesures proposĂ©es par diffĂ©rentes plateformes Face Ă la montĂ©e en puissance des fake news et du danger quâelles reprĂ©sentent pour les internautes, plusieurs plateformes en ligne ont dâores et dĂ©jĂ pris des mesures de riposte. Facebook a par exemple mis Ă jour ses algorithmes Ă plusieurs reprises pour mieux filtrer les sites dits de mauvaise qualitĂ© comprendre qui publient des articles de dĂ©sinformation afin de lutter contre les spams et cette dĂ©sinformation. Cela se traduit concrĂštement par une visibilitĂ© bien moindre de ce type dâarticles dans les fils dâactualitĂ©s des usagers Facebook. Il est Ă©galement possible par les usagers de signaler Ă la plateforme la prĂ©sence de contenus fake . Ainsi, si vous ĂȘtes tĂ©moin dâun article de dĂ©sinformation, vous pourrez le signaler en suivant la procĂ©dure expliquĂ©e ici Par ailleurs, certains mĂ©dias disposent dâoutils de fact-checking extension DĂ©codex » chez Le Monde, Desintox » chez LibĂ©ration ou encore le vrai-faux » des Ă©chos LâĆil vigilant de lâinternaute Tandis que les rĂ©seaux sociaux sanctionnent des plates-formes de fake news, dâautres se crĂ©ent temporairement pour propager la dĂ©sinformation ; on a lĂ un vĂ©ritable jeu du chat et de la souris Entre ceux Ă©tant des mĂ©dias informatifs et ceux qui se veulent mĂ©dias informatifs mais ne disposant dâaucun autre fondement que leur mauvaise foi et leur volontĂ© de nuire. Donc, si lâon doit choisir un conseil Ă suivre en particulier, câest celui de vĂ©rifier constamment vos sources la source de mon information est-elle fiable ? Lâinfo a-t-elle Ă©tĂ© relayĂ©e par dâautres sources fiables ? Depuis quand la source a-t-elle divulguĂ© lâinformation ? Car certaines infos sâavĂšrent ĂȘtre des fake news relativement rapidement, alors avant de bondir sur votre clavier ou votre smartphone pour partager lâinfo, armez-vous dâun peu de patience et ne tombez pas dans le panneau ! Ă propos Articles rĂ©cents
Article mis Ă jour le 27 avril 2021 par Fidel Navamuel Le web charrie le meilleur comme le pire. Dans la deuxiĂšme catĂ©gorie, on trouve bien sĂ»r les canulars et les fake news ou fausses informations. Câest parfois inoffensif mais il vaut mieux avoir de bons rĂ©flexes pour ne pas tomber dans le panneau du dernier canular ou hoax en anglais Ă la mode. Si tout nâa pas la gravitĂ© des thĂ©ories du complot colportĂ©es par des groupes bien organisĂ©s, les rĂ©flexes sont les mĂȘmes. La prudence est toujours de mise avant de relayer une information issue du web ou des rĂ©seaux sociaux. Voici trois sites dâutilitĂ© publique qui vont vous aider Ă dĂ©mĂȘler le vrai du faux. Trois sites pour dĂ©busquer les fake news et autres fausses informations. 1 â HoaxKiller3- Les dĂ©codeurs du MondeBonus â Le Decodex 1 -Hoaxbuster. Sâil nâen reste quâun. Hoaxbuster est le vĂ©tĂ©ran et la rĂ©fĂ©rence absolue en la matiĂšre. Cela fait des annĂ©es que les animateurs du site trackent les rumeurs qui circulent sur Internet. SantĂ©, environnement, politique, sociĂ©té⊠parcourir les rubriques du site permet de se replonger dans toutes ces rumeurs que lâon a entendues un jour et auxquelles on a cru parfois⊠Le site propose aussi un moteur de recherche assez efficace pour chasser le dernier ouĂŻ-dire dans cette grande malle aux rumeurs. Pour chacune dâentre elles, Hoaxbuster les classe en trois catĂ©gories. Vrai / Faux ou encore du vrai ET du faux. Lien Hoaxbuster 2 â HoaxKiller Interface minimaliste pour cet autre moteur dâHoax qui lui aussi tente de lister le plus grand nombre de rumeurs circulant sur le net. HoaxKiller propose une simple fenĂȘtre dans laquelle vous allez pouvoir Ă©crire simplement la rumeur que vous souhaitez vĂ©rifier. Comme Hoaxbuster, sa base de donnĂ©es sâenrichit rĂ©guliĂšrement de fausses informations repĂ©rĂ©es par les lecteurs eux-mĂȘmes. Lien Hoaxkiller 3- Les dĂ©codeurs du Monde La presse elle non plus nâest pas Ă lâabri des canulars et des fausses nouvelles. Les grandes rĂ©dactions se sont ainsi dotĂ©es de cellules spĂ©cialisĂ©es dans le âfact checkingâ. Câest le cas du journal Le Monde qui a initiĂ© ce mouvement dans la presse. Les dĂ©codeurs sont devenus une rĂ©fĂ©rence. Un succĂšs mĂ©ritĂ©. Le site propose un suivi rĂ©gulier des informations qui font le buzz en France et Ă lâĂ©tranger. Incontournable pour les rumeurs autour de lâactualitĂ©. Lien Les dĂ©codeurs Bonus â Le Decodex En bonus dans cette liste, Le DĂ©codex. Un service proposĂ© par le service des dĂ©codeurs du Monde dont on vient de parler. TrĂšs pratique le DĂ©codex permet dâentrer une url dâune page web ou le nom dâun site pour obtenir un premier avis sur la fiabilitĂ© de la source dâinformation. Le DĂ©codex vous dira en quelques secondes si la source est plutĂŽt fiable ouâŠnon. Pratique, le DĂ©codex est Ă©galement proposĂ© sous la forme dâune extension pour votre navigateur Chrome ou Firefox. Une fois installĂ©e, elle vous permettra de vĂ©rifier en temps rĂ©el la fiabilitĂ© des sites que vous visitez. Lien Le DĂ©codex
coupe du monde 2018 15/06/2018 15h35 MIS Ă JOUR LE 29/11/2019 Ă 01h25 Si lâUruguay a fini par lâemporter, grĂące Ă un but Ă la 89e minute, contre lâEgypte vendredi 1-0, Luis Suarez, qui a presque tout ratĂ©, a failli ouvrir le score en premiĂšre pĂ©riode, et beaucoup y ont cru⊠Un incroyable manquĂ©. PrĂ©sent au deuxiĂšme poteau sur un corner vendredi, Ă la 24e minute du deuxiĂšme match du groupe A de la Coupe du monde entre lâEgypte et lâUruguay, Luis Suarez a signĂ© un premier ratĂ© inhabituel, lui qui les aura accumulĂ©s lors de cet aprĂšs-midi. Seul face au but de Mohamed El Shenawy, lâattaquant du FC Barcelone nâa pas rĂ©ussi Ă attraper le cadre, alors que cela semblait parfaitement dans ses cordes. Son ballon a frĂŽlĂ© le poteau et fini sa course dans le petit filet extĂ©rieur. Sauf que beaucoup ont cru que la balle avait bel et bien franchi la ligne, Ă lâimage de Jonathan Pearce, commentateur pour la BBC, qui a criĂ© 1-0 pour lâUruguay ! » Une erreur Ă©galement commise par le prĂ©posĂ© au tableau dâaffichage virtuel de la retransmission tĂ©lĂ©visĂ©e de la rencontre. Ce score sâest finalement rĂ©vĂ©lĂ© exact, mais bien plus tard, JosĂ© Maria Gimenez dĂ©livrant la Celeste dâun but de la tĂȘte Ă la 89e minute de jeu. Comment Suarez a-t-il pu rater ça ? vidĂ©o â Europe1 Sports sports_fr 15 juin 2018 Even the scoreboard operator assumed that Suarez chance was a gimme. Whoops â Futhead Futhead 15 juin 2018
Internet a permis de diffuser trĂšs rapidement de lâinfo, quâelle soit vraie ou fausse dĂšs lors, la rumeur est devenue trĂšs facile Ă crĂ©er en se servant des rĂ©seaux sociaux et en ciblant les publics les plus vulnĂ©rables parce que les plus Ă mĂȘmes de vouloir croire Ă ce quâils croient dĂ©jĂ . Mais ça nâa rien de nouveau depuis des siĂšcles la calomnie, le mensonge et la rumeur sont utilisĂ©es Ă des fins politiques ou pour des intĂ©rĂȘts propres. Pas de quoi tirer le canon. 1. La Guerre des mondes d'Orson Welles En 1938, Orson Welles qui, chaque semaine, doit adapter une oeuvre Ă la radio, est emmerdĂ© il a prĂ©vu de faire la Guerre des mondes et sâattend Ă faire un four total parce que le livre est vieilli et ne va intĂ©resser personne. Il dĂ©cide dâen faire une version radio plus moderne, en prĂ©tendant que lâantenne a Ă©tĂ© interrompue pour livrer lâavancĂ©e de lâattaque martienne en directe. LâĂ©mission est bel et bien annoncĂ©e, comme dâhabitude et tout se dĂ©roule sans heurts, jusquâĂ ce que le lendemain, les journaux titrent sur la panique gĂ©nĂ©rĂ©e par lâĂ©mission. En rĂ©alitĂ©, cette panique Ă©tait trĂšs exagĂ©rĂ©e, mais lâhistoire a fait florĂšs et est devenue un classique de tout aspirant journaliste, renforcĂ©e au fil des ans de rĂ©cits de suicides et de procĂšs retentissants qui nâont jamais existĂ©. Mais câest une des premiĂšres fake news concernant quand mĂȘme une attaque extraterrestre de lâHistoire. 2. Les armes de destruction massive irakiennes En 2003, bien dĂ©cidĂ© QUOI QUâIL ADVIENNE Ă attaquer lâIrak, les Etats-Unis de George Bush essaient dâentuber la communautĂ© internationale en prĂ©sentant aux Nations-Unies des photos de prĂ©tendues armes de destruction massive dĂ©tenues par Saddam Hussein et nĂ©cessitant de fait une intervention militaire. En rĂ©alitĂ©, le dossier fourni par les autoritĂ©s amĂ©ricaines Ă©tait totalement bidon et le programme de construction desdites armes avait Ă©tĂ© abandonnĂ© par lâIrak au mitan des annĂ©es 90, comme lâa prouvĂ© lâinspection dĂ©pĂȘchĂ©e par lâONU. Pour autant, cela nâa pas empĂȘchĂ© la coalition internationale dâintervenir et Chirac de passer pour un BG. 3. Le dĂ©ferlement nuclĂ©aire de Jean Nocher Sur le modĂšle dâOrson Welles mais cette fois-ci avec la volontĂ© claire de tromper, Jean Nocher prĂ©sente en 1946 le premier Ă©pisode de sa nouvelle sĂ©rie, Plateforme 70, consacrĂ© Ă la dĂ©sintĂ©gration nuclĂ©aire du monde. Reprenant le dĂ©roulĂ© de la Guerre des mondes un programme radio interrompu pour des infos urgentes et jouant sur un discours convenu et apaisant complĂštement en dĂ©calage avec la gravitĂ© des Ă©vĂ©nements, Jean Nocher arrive Ă tromper son monde lâarchive est assez dingue Ă Ă©couter, dâautant que la perspective dâune guerre nuclĂ©aire Ă©tait dans tous les esprits en 1946. Nocher sera virĂ© suite Ă la diffusion de lâĂ©mission. 4. L'attentat de l'Observatoire En 1959, Mitterrand souffre dâun gros dĂ©ficit de popularitĂ©. Celui qui mettra en 1965 le GĂ©nĂ©ral de Gaulle en balotage lors de la prĂ©sidentielle est dans la merde. Il dĂ©cide de monter un gros coup pour essayer de faire remonter sa cote un attentat bidon perpĂ©trĂ© contre lui. Lâattentat, qui se dĂ©roule avenue de lâObservatoire, est perpĂ©trĂ© officiellement par lâextrĂȘme-droite, mais les investigations ont prouvĂ© que Mitterrand et Pesquet, cerveau de lâattentat, sâĂ©taient rencontrĂ© Ă plusieurs reprises avant lâĂ©vĂ©nement. Tant lâun comme lâautre avaient besoin de revaloriser leur prestige et les deux hommes se seraient mis dâaccord. LâĂ©vĂ©nement rĂ©ussit tout de mĂȘme Ă attirer les projecteurs sur Mitterrand qui sâimposa de ce fait comme le principal leader de la gauche alors que le PC entamait sa lente trĂšs lente chute dans les urnes. 5. Philippe le Bel Ă©clate le pape Boniface VIII Philippe le Bel et Boniface VIII nâĂ©taient pas en bon terme au coeur du problĂšme, une affaire dâargent. Philippe le Bel voulait conserver la main sur la levĂ©e dâun impĂŽt prĂ©levĂ© sur le clergĂ©, contre lâavis du pape. Il ne faut pas tirer sur le messager, mais lâĂ©vĂȘque Bernard Saisset va lâapprendre Ă ses dĂ©pens. FidĂšle au pape, câest Ă lui que revient de relayer sa parole sur le territoire français. Philippe le Bel brandit lâargument-massue Saisset est un traĂźtre qui a conjurĂ© contre le roi et lâa injuriĂ©. Hop ni vu ni connu, il est arrĂȘtĂ©, jugĂ© sans preuve et condamnĂ©. Boniface VIII rĂ©plique en essayant de mettre Philippe le Bel au pas. DĂšs lors, le roi lâaccuse dâhĂ©rĂ©sie et de sorcellerie de maniĂšre totalement arbitraire et demande Ă ce quâil soit dĂ©posĂ©. Le pape finit par ĂȘtre emprisonnĂ© puis meurt en dĂ©tention. Bien ouej Philippe. 6. Quand Pierre l'ArĂ©tin influence l'Ă©lection du pape Pierre lâArĂ©tin Ă©tait un genre de chansonnier italien protĂ©gĂ© par les MĂ©dicis. Ceux-ci tablaient sur un cardinal quâils auraient bien aimĂ© voir nommĂ© pape lors de lâĂ©lection de 1522. Pas besoin dâexplications voilĂ lâArĂ©tin qui Ă©crit des sonnets mĂ©chants et mĂ©disants sur lâintĂ©gralitĂ© des cardinaux, mis Ă part celui qui a les faveurs de ses mĂ©cĂšnes. Il les colle dans les rues de Rome pour discrĂ©diter les concurrents. Trump et la Russie, 5 siĂšcles en avance. 7. L'homme de Piltdown Câest Ă Charles Dawson que lâon doit cette falsification grandiose qui fit croire pendant quelques annĂ©es Ă la sociĂ©tĂ© scientifique que lâon avait identifiĂ© le chaĂźnon manquant. ArchĂ©ologue amateur, Charles Dawson fait extraire des morceaux de boĂźte crĂąnienne par des ouvriers en 1908 et prĂ©vient le conservateur du British Museum et convoque bientĂŽt la presse. pas de doute, on a lĂ le plus vieux spĂ©cimen humanoĂŻde terrestre. Les manuels dâHistoire commencent Ă incorporer lâHomme de Piltdown dans leur rĂ©cit de la genĂšse humaine. JusquâĂ ce quâen 1953, trois scientifiques apportent la preuve de la supercherie cet hominidĂ© avait Ă©tĂ© construit Ă partir dâun crĂąne humain et dâune mĂąchoire de singe dont les dents ont Ă©tĂ© limĂ©es. On ne sait qui est exactement responsable de la supercherie, mais on sait quâelle a permis Ă lâAngleterre de se repositionner sur la carte de la recherche historique en la matiĂšre. 8. La tĂ©lĂ©portation de l'ADN DĂ©jĂ connu pour avoir dĂ©fendu la mĂ©moire de lâeau, le professeur Montagnier se sert des propriĂ©tĂ©s supposĂ©es de lâeau pour expliquer, en 2009, que lâon peut tĂ©lĂ©porter de lâADN dâune goutte dâeau Ă une autre via des signaux Ă©lectromagnĂ©tiques. En gros ayĂ©, la tĂ©lĂ©portation, ça marche. Dâabord, on crie au gĂ©nie, puis la communautĂ© scientifique se met Ă rire et pointe toutes les irrĂ©gularitĂ©s de lâexpĂ©rience et son irreproductibilitĂ©. 9. La vie sexuelle de Marie-Antoinette En France, il Ă©tait difficile de critiquer le roi sans terminer mort. Par contre, Ă lâĂ©tranger, on pouvait. Dans les annĂ©es 1780, la presse Ă scandale existait dĂ©jĂ en Angleterre, sous forme de canards qui relayaient des rumeurs. Lâune de leur tĂȘte de turc Ă©tait la reine française, Marie-Antoinette, Ă qui lâon prĂȘtait toutes sortes dâaventures. A lâorigine de ces rumeurs, deux hommes le RĂ©vĂ©rend Cogneur et le Docteur VipĂšre, deux rĂ©vĂ©rends qui se battaient pied Ă pied pour le contrĂŽle de la presse Ă fake news. Tout ce qui pouvait ĂȘtre recueilli dans les cafĂ©s Ă©tait imprimĂ© la reine sâenvoyait des milliers dâamants, notamment anglais. Ensuite, la foule française sâĂ©changeait lâinformation de bouche Ă oreille. De lĂ Ă dire que cela a prĂ©cipitĂ© la RĂ©volution, il nây a quâun pas. 10. La chaĂźne de montagnes qui n'existait pas Pendant un siĂšcle, les cartes de lâAfrique faisaient apparaĂźtre une chaĂźne montagneuse inexistante, les Monts de Kong. Du SĂ©nĂ©gal au NigĂ©ria, ils constituaient des rĂ©gions inconnues dont on ne faisait que soupçonner les magnificences. Leur premiĂšre mention est signalĂ©e dans lâouvrage gĂ©ographique de James Rennelle paru en 1798. On le crut sur parole. DĂšs lors, les Monts de Kong apparaissent dans TOUS les livres gĂ©ographiques et des explorateurs se mettent Ă rĂȘver de leurs gisements dâor. Ce nâest quâen 1889 quâun explorateur attirĂ© par les ors promis retourne au pays et explique les montagnes en question nâexistent pas. Mais il faudra attendre le dĂ©but du XX° pour quâon le croit tout Ă fait.
fake news que tout le monde a cru